Le «Micro se libère» ou l’histoire de la radio


Le livre traite de l’incroyable aventure de la libéralisation des ondes au Maroc, entamée  depuis 2006. Ahmed Aloua, qui cumule près de deux décennies de journalisme radio, nous livre un témoignage de l’intérieur, truffé d’anecdotes, de détails croustillants, de moments historiques, de déceptions et de frustrations  aussi. L’auteur y évoque, avec nostalgie, sa collaboration avec l’antenne casablancaise, de la radio nationale, où  il a officié pendant de longues années en animant plusieurs émissions littéraires.

Aloua  n’omet pas de rendre hommage aux pionniers de la radio qui l’ont soutenu pendant cette période. Une période  qu’il qualifie d’«intense culturellement» et qui lui a permis de rentrer en contact avec le microcosme littéraire et intellectuel,  bouillonnant, créatif, rebelle et ayant une conscience politique aiguë….

«Inviter des écrivains, des penseurs, qui étaient, notoirement interdits d’antenne, et pour qui, la maison de «Ain Chock, était une forteresse imprenable,  pour discuter le plus librement de leurs œuvres souvent contestataires, a été l’une des expériences les plus constructives de ma carrière», se souvient Aloua.  «Nul avertissement, nul blâme, n’est venu entraver mon travail», précise l’auteur. Mais le véritable sursaut réside dans l’avènement des radios privées en 2006.

Ahmed Aloua n’hésite pas à parler de révolution dans le paysage audiovisuel national. Une révolution technologique d’abord avec le passage au numérique et la disparition des vieux magnétophones et de leurs bandes magnétiques au profit des logiciels. «Un miracle» selon l’auteur, mais qui ne va pas sans la disparition physique, de milliers de bandes contenant  des trésors d’informations historiques, sociales et culturelles, faute de politique de sauvegarde.

Auteur : Ahmed Aloua

Article écrit par Amine Boushaba | Edition N°:5211 Le 16/02/2018 |